éditorial
saison 1997-98
Sortir de chez soi... Tel Don Quichotte...
Incognito, sans prévenir !
Laisser tomber "les bonnes raisons" de l'enfermement
Et les chaînes, câbles et satellites
Et la peur du danger
Et le "cocooning" climatisé
Et les apéricubes...
Sortir
de chez soi... Tel
un chevalier errant, en mal d'aventures...
Laisser vivre en soi "la quête intermittente"
Pour retrouver le chemin des mots qui donnent sens au monde
Et à nos combats singuliers...
Sortir
de chez soi... Tel un mage d'orient accroché
à l'étoile
Laisser Dieu nous sourire dans des contrées lointaines
dans les sans feu ni lieu
Et dans l'enfant qui passe...
Sortir
de chez soi... Comme un tout un chacun,
explorateur novice
Nous laisser entraîner par des artistes fous
Pour embrasser le monde
Envers et contre tout...
Pour
la saison nouvelle
Voici rassemblée dans ces pages
Une foule de "propositions"
Pour sortir de chez soi.
Si le Parvis n'existait pas il faudrait l'inventer...
Depuis 4 ans, nous avons décidé de l'inventer avec
vous !
éditorial
saison 1999-2000
"Portes Ouvertes"
Ce matin, l'équipe
du chantier a changé les vingt-cinq portes denotre bel
édifice; Voilà un événement sans grande
portée, me direz-vous... Certes, mais pour si peu, permettez
que je m'emporte.
ca notre saison 99-2000 est justement très portée
sur les portes... celles que l'on ouvre avec d'autant plus de
jubilation, qu'elles restent habituellement fermées.
je pense aux portes lustrées qui séparent les domaines
des arts et ceux de la vie, mais aussi aux portes bloquées
qui empêchent les cultures, les religions et les spiritualités
de se rencontrer et de se respecter.
A ce propos, n'oubliez pas de venir à l'Opéra de
Marseille, le 26 novembre au soir pour voir "la
Ville aux mille paraboles" - création
événementielle du Parvis des Arts.
je pense enfin à toutes les portes cadenassées qui
isolent les hommes, les meurtrissent, les abêtissent.
Oui, en cette symbolique saison qui nous entraînent à
la porte d'un millénaire tout neuf, nous voulons être
les porte-paroles d'artistes, passeurs de portes...
Pour cette raison, et pour bien d'autres, peut-être serait-il
opportun de vous laisser transporter au Parvis des Arts... Vous
savez, le petit grans théâtre, pas très loin
de la Porte d'Aix...
D'ici là, portez-vous bien !
éditorial
saison 2001-02
CETTE SAISON
Vous
cherchez une scène vraiment ouverte aux jeunes talents
marseillais de la mise en scène (par désir de renouveau)
Vous
rêvez d'un espace de libre échange entre les styles
et les pratiques artistiques apparemment éloignées
(par amour des résonnances)
Vous
avez envie de vous "encanailler", hors marge, loin des
programmations ronronnantes et déjà applaudies d'avance
(par esprit frondeur)
Vous
voulez être acteur d'une avanture culturelle commune. il
vous plaît d'échanger avec les créateurs (par
sens de la répartie)
Vous
attendez de l'art qu'il vous éveille et vous entraîne
à être plus présent encore à votre
vie (par nombrillisme éclairé)
Vous
n'avez pas beaucoup d'argent à échanger contre des
spectacles, mais cet argent là,
vous souhaitez qu'il serve d'avantage à réparer
un toit défectueux, plutôt qu'à payer le salaire
mirobolant d'une star médiatique (par "militantisme
associatif")
Vous
chercher un théâtre populaire, dans le sens noble
du terme, alliant exigence artistique et service public... Vous
le voulez au carrefour des quartiers Nord et Sud, très
accesible, à l'entrée de Marseille, à deux
pas de la gare Saint-Charles (donc à trois heures de Paris).
Ne
cherchez plus...
Vous avez là 7 excellentes bonnes raisons de venir
cette saison au Parvis
des Arts
éditorial
saison 2003-04
La réalité, on nous somme de la regarder en face.
Pas de profil surtout, pas sous d'autres angles de vue, ça
pourrait nous donner des idées.
Non, en face !
et qu'y voyons-nous, justement en face ? Rien que de très
commun... Des crédits qui viennet à mnquer, des
priorités budgétaires différentes, des subventions
non accordées, des critères dans lesquels on n'a
pas le loisir d'entrer...
on connaît la chanson.
Qui veut travailler dans la Culture aujourd'hui
se doit d'en connaître l'air et les paroles.
En
d'autres temps on en rirait... Mais aujourd'hui, la grave crise
des intermittents du spectacle et du monde associatif donnent
à notre humeur un goût amer. en tout cas qu'on se
le dise... cette réalité là ne nous impressionne
pas. il y a des crises que l'on sait pouvoir traverser, des tunnels
dont on voit d'avance le bout. pas question de prendre le parti
du laisser-aller, du laisser-tomber, voire du laisser-les-clefs-sous-la-porte.
S'il y a un parti à prendre, nous prenons celui du Désir.
A cet endroit se situe d'ailleurs un carrefour où s'exercera
toujours notre liberté humaine : Que
faire avec notre désir ?
le laisser sommeiller ou bien plutôt le laisser nous entraîner
en avant ?
Soyons en sûrs, c'est bien de ce côté, du côté
du Désir
justement, que se tiendront toujours les Arts Vivants.
éditorial
saison 2005-06
" Chaque humain est ton frère
Chaque humain est ta soeur "
Le
refrain est connu...
Mais en ces temps de doute
Certains s'abstiennent
De reprendre en coeur.
La crainte
des abus de langage
Et puis...
(enfle
la rumeur publique)
" Et puis ces mots-là justement
Que voulez-vous ces mots
Qui sortent des églises
Ils nous sortent par les oreilles
Ils ont trop servis. Trop mal servis
Trop asservis Et puis ...
Et
puis six milliards de frères et soeurs
Vous n'y pensez pas ce n'est pas rien
ça agrandit considérablement
La petite famille Et puis...
Et
puis les fères et soeurs justement
Qu'ils commencent par montrer l'exemple
Ils se disputent le bout de genou
Le bout de gras, le bout de terrain
Ils passent leur vie à s'en vouloir à mort
Sans être capables de rien pas même
D'un mot gentil parfois même
Ils se tuent Et puis...
Et puis l'homme est un loup
Pour l'homme et puis il faudrait
Encore des ancêtres communs
Et puis les couleurs et puis les odeurs
Et puis nos dieux qui ne se ressemblent
Même pas Et puis... "
"
Chaque humain est ton frère
Chaque humain est ta soeur "
Le refrain est connu
Et si, en ces temps de doute
Le plus grand défi était
Justement de passer à l'acte...
D'oser
Fraterniser
Et
puis ?...